Ces sculptures sont nées d’une recherche menée au pinceau et à l’encre de Chine. Un trait, une courbe, un mouvement esquissé sur le papier deviennent progressivement volume et matière.
Chaque pièce est façonnée à la main selon la technique des colombins. J’aime ensuite déformer la terre, la pousser, la plisser, l’accompagner lentement jusqu’à ce qu’apparaisse une forme qui me semble juste. Ce travail ne relève pas d’un projet entièrement dessiné à l’avance ; il se construit dans le dialogue entre le geste, la matière et le temps.
Leurs formes organiques évoquent parfois des strates rocheuses, des mouvements géologiques, des sédimentations façonnées par le vent ou l’eau. D’autres y verront des plis végétaux, des coquillages ou des paysages miniatures. Je préfère laisser à chacun la liberté d’y projeter son propre imaginaire.
Le choix d’une terre laissée dans sa teinte blanc cassé participe de cette démarche. L’absence d’émail permet de préserver la délicatesse des reliefs et de révéler les traces du façonnage. La lumière glisse sur les plis, souligne les creux et met en valeur le travail des doigts sur la matière.
À mi-chemin entre dessin, sculpture et objet de contemplation, ces pièces sont pensées pour trouver leur place aussi bien dans un intérieur que dans un jardin, où elles dialoguent naturellement avec la lumière, les saisons et le vivant.
Loin de toute fonction utilitaire, elles répondent simplement à ce besoin essentiel de beauté, de présence et de poésie dans notre quotidien.


